Secrets d’humain

Voici un monologue face à un interlocuteur muet et mystérieux. Un monologue de fiction, écrit un an après. Juste un an. Oui, enfin, de fiction… Bref, un écrit sur la mort, un sujet un peu lourd mais difficilement évitable. Le texte a quelques longueurs et je ne promets pas de fou-rires à la lecture. Mais pourtant, c’est aussi en en parlant calmement que l’on apprivoise autant qu’il est possible, c’est à dire très peu, ce moment singulier de la vie.

Ah oui, vous reconnaissez toutes ces enveloppes coincées sous mon bras. J’ai peur qu’elles m’échappent et tombent par terre. Je rentre de voyage plus tôt que prévu, je n’avais pas de sac en plastique et, là, il faut que je remonte chez moi pour inscrire les adresses qui manquent et les timbrer. Ah, si vous voulez m’aider, prenez ma petite valise et montez avec moi, nous boirons un thé ou ce que vous voulez. Il est presque cinq heures après tout. Bordées de gris et ornées d’un logo gaufré dans l’épaisseur du papier, ces enveloppes disent ce qu’elles contiennent, la nouvelle qu’elles emportent, la douleur et la tristesse qu’elles apportent.

Train de vie

Arrivé hier soir, pour passer quelques jours à Marseille, les trois ensemble m’ont pris ce matin. Un coup de téléphone de l’hôpital. Pris, c’est le mot. Happé dans le TGV qui, à peine arrivé dans la cité phocéenne, me ramena d’un souffle à Paris. Le train file dans le paysage. C’est comme s’il griffait ma vie au passage. J’avais l’impression d’être hors du temps. Etranges instants dans une vie que ces moments charnières où on commence à passer d’une génération à une autre, vous ne trouvez pas ? J’avais l’impression de m’extraire du monde quotidien. Quelques journaux achetés à la gare Saint-Charles sont restés sur mes genoux pendant les trois heures de voyage, comme s’ils n’étaient imprimés d’aucune nouvelle de poids face à celle qui me frappe. Comme s’ils étaient blancs, en fait. Mes contemporains, compagnons de voyage, n’en sont plus, cette fois. Je balaye le wagon d’un regard vide. Comme quand on est malade et qu’on n’a pas le goût aux aliments qu’il faut pourtant bien avaler pour vivre. D’habitude observateur, prêt à saisir un détail de la posture, une expression du visage ou l’habillement d’un inconnu pour imaginer une tranche de vie ou trouver un regard beau, mon esprit était, cette fois, sans une once d’énergie. Et là, dans ce train de huit heures, ces gens ne m’intéressaient pas. Que savaient-ils de ce qui se passe ? Que puis-je partager avec eux ? Que veulent-ils savoir ? Rien, bien sûr. Et vous-même ? Est-ce un sujet de conversation ? Ces trois heures de TGV m’ont paru un peu longues. Ce voyage en apesanteur temporelle s’éternisa un peu.

Retour d’enfance

J’étais impatient. Il importait de retrouver ceux qui savent. Il importait de concrétiser cette nouvelle, de visualiser cette tristesse, d’exprimer cette douleur que je n’avais entendue qu’au téléphone, d’une voix inconnue. C’est curieux, mais ces enveloppes bordées de gris que je vais poster aujourd’hui sont comme le coup de téléphone de ce matin. Sept heures précises. L’appareil était sur la table de nuit. Il y a quelques jours, l’infirmière présente lors de ma visite à l’hôpital m’avait demandé mon numéro. J’ai l’impression de m’être réveillé une seconde avant la sonnerie, alors que c’est probablement elle qui m’a tiré d’une mauvaise nuit. L’écran indiquait « numéro privé » mais il me semblait savoir qui m’appelait et pourquoi avant même de décrocher. J’avais les idées étonnamment claires après une nuit brouillonne. Après s’être assurée de mon identité, une belle et paisible voix de femme – la même que l’autre soir ? – me dit que mon père était mort le matin, qu’il n’avait pas souffert et était apaisé. J’ai tergiversé un peu devant la tâche suivante. Je fus saisi, un très court instant, d’un retour d’enfance. Avant d’appeler ma mère pour lui dire la nouvelle. Vous allez voir, c’est étonnant et absurde. Enfin, moi, après coup, ça m’a étonné et j’ai trouvé ça absurde. Je me suis dit que j’étais le seul à savoir, donc tant que je ne dis rien, la nouvelle n’existe pas, le fait ne s’est pas déroulé. C’est comme quand, petit, je faisais une bêtise dont je regrettais le résultat. Tant qu’elle était cachée, tant que mes parents ne savaient rien, je pouvais m’imaginer qu’elle ne s’était pas produite et je n’encourais pas leurs foudres ! J’ai marché lentement dans le bel appartement qu’un ami m’avait prêté, du côté de la rue Chateaubriand. Et puis j’ai posé le téléphone sur la table, pendant que la cafetière électrique crachotait le café matinal.

Quels mots pour le dire ?

J’ai commencé à composer ce numéro de téléphone que je connais depuis si longtemps. Ce numéro, je l’ai connu à sept chiffres. Il a grandi un peu en même temps que moi et en a maintenant dix. Quels mots choisir pour lui dire ? Lesquels auriez-vous utilisés, vous ? Y-a-t-il plusieurs manières d’annoncer la mort de son père à sa mère ? Est-ce que cette manière a évolué au fil des époques ? Ou bien ces mots sont-ils tellement simples et de tous les temps qu’ils demeurent les mêmes ? J’imaginais que la conversation serait brève. La nouvelle est terrible. Faut-il préférer les euphémismes ? Je ne sais pas si c’est la difficulté de ce moment, mais les euphémismes m’agacent encore plus que d’habitude depuis que je sais que mon père va mourir. Mon père n’est pas « parti » je ne sais où. Car quand on part, on peut toujours revenir. Il ne s’est pas « éteint » comme un appareil électrique qu’il suffirait de rallumer. Il est mort. La vie l’a quitté. Ah… C’est quoi la mort ? Oh, un sujet pour la bac philo… Sa vie s’est arrêtée. Son corps est inerte. Son corps a l’apparence humaine, là-bas, sur son lit dans sa chambre d’hôpital. Mais depuis six heures ce matin, il n’a plus que l’apparence. Son corps n’est plus animé de cette respiration un peu difficile, de ce regard un peu absent, de cette main qui serre, comme si la vie en dépendait justement, le marque-page en tissu créé par une de ses petites filles. Il est mort. C’est ce mot qui désigne vraiment la fin. Et c’est celui là que j’ai décidé d’employer. Au dernier moment, je me suis ravisé. J’aurais eu l’impression de gifler ma mère avec ce mot qui m’est soudain apparu trop cru, inutilement violent. Alors je lui ai dit qu’il était décédé, ajoutant que je la rejoignais dès que possible. J’ai bu mon café, qui avait eu le temps de couler, j’ai repris la petite valise que vous venez de monter chez moi et je me suis rendu à la gare Saint-Charles pour attraper le premier train pour Paris. Ainsi commença cette semaine de deuil, qui va aller jusqu’aux obsèques. Non, vous avez raison, une semaine de deuil ne suffit pas. On dit que le deuil dure un an. Le temps d’accomplir une sorte de parcours initiatique, de revivre chacun des événements d’une année de vie en s’habituant progressivement à l’absence et en fixant ses souvenirs. Et finalement, cette boule intérieure qui, au début, vous empêche de parler à chaque fois qu’on évoque l’absent, celui qui n’est plus, devient comme le plus beau des bijoux. Il ne vous quitte plus. Involable et inviolable parce que son écrin est dans un sacré coffre-fort : l’esprit. Le souvenir est là, à sa place, pas obsédant, simplement et superbement là. On est enfin rassuré, on ne va pas oublier l’être qui n’est plus. L’absence de réalité n’entravera pas les souvenirs et les songes. Ouf, se dit-on, ce n’est pas parce qu’il n’est plus qu’il n’a jamais été.

Il a vieilli un peu vite

Vous prenez un ou deux sucres ? Euh… Pardonnez moi, je n’ai pas beaucoup de temps, il faut repasser à l’hôpital chercher ses affaires. Encore un moment étrange. Tenez, c’est comme les deux semaines qui viennent de passer. Etrange, je ne trouve pas d’autres mots pour l’instant. Ca faisait déjà quelques temps que mon père traversait la vie comme à tâtons. C’est comme s’il accentuait un de ses traits de caractère qui m’a parfois agacé : il ne voulait pas déranger, pas importuner. Et puis, ces dernières années, il a vieilli un peu vite, courbé sous la maladie qui effaçait petit à petit son esprit. Marchant sur la pointe des pieds, il semblait hésiter à chaque pas, ne sachant peut-être même plus où aller ni pourquoi. Depuis janvier, c’est comme s’il avait renoncé. Il ne se levait plus, mangeait de moins en moins, ne quittait plus son lit, ne parlait plus. Il avait le regard perdu, esquissant ce que nous croyions être des sourires de temps en temps. Peut-être entendait-il une musique chargée de souvenirs ou une voix familière. Puis il cessa de manger. Il paraît que c’est un des effets de la maladie, on perd le réflexe de déglutition. Ces deux dernières semaines ont vu grandir sur la famille l’ombre de la grande faucheuse. Non, ce n’est pas un euphémisme, c’est un synonyme, ça ! Et dans une société comme la nôtre, où la mort doit être cachée comme un inavouable larcin, ces deux semaines furent marquées par une certaine forme de solitude. Receleur de l’indicible, on se sent finalement seul, très seul. Oui, on est dans la société comme j’étais dans le TGV hier matin. Et cette solitude est à peine atténuée par quelques chauds amis triés par les années et la circonstance, ceux qui ne changent pas de sujet quand vous donnez, sans fard, des nouvelles du mourant. C’est qu’ils savent l’importance de les écouter.

La question à laquelle on ne veut pas avoir à répondre

On se sent seul aussi, même en compagnie des membres de sa famille, quand il faut se poser la question qu’on ne voudrait jamais, mais alors vraiment jamais, se poser : quand son état le permettra, faudra-t-il l’opérer ? Faut-il transpercer de tuyaux ce corps affaibli pour pallier les voies naturelles qui refusent d’absorber de la nourriture ? Faut-il imposer ce choc à ce père presque redevenu enfant par la maladie ? Cet être qui souffre même d’être simplement là, posé dans un lit à l’hôpital, la peau irritée à force de frotter sur les draps ? Lourde question, en fait… Vous vous êtes peut-être déjà retrouvé dans cette situation… J’avais oublié la violence de l’exercice qui consiste à vouloir raisonner quand c’est inévitablement la passion qui commande. Oui, a-t-on envie de répondre. Il faut l’opérer, tout tenter, pour nous le laisser encore un peu, un mois, une semaine, trois jours, un heure… Mais pourquoi engager, au prix de sa souffrance, ce douloureux « contre la montre » avec la mort ? A quoi bon ? Alors non, bien sûr, il ne faut pas. Mais comment et après combien de soubresauts intimes on décide de faire gagner la raison, qui permet la dignité, et de défaire la passion ? Mais comment exprimer le résultat de cette intense bataille intérieure sans culpabilité, dans notre culture où la mort relève du sacré et même encore de dieu et où quelques bonnes âmes professionnelles se chargent de rappeler dans le débat public à intervalles réguliers que cette quête de dignité pour la personne qui meurt n’est pas dans l’ordre des choses ? Et si l’ordre des choses n’était pas celui des Hommes ? Ces leçons de morale à deux balles psalmodiées inlassablement par quelques obtus finissent par être ridicules. Tout comme les tergiversations des responsables politiques à ce sujet. Pardonnez-moi, je m’emporte un peu… Reprenez un peu de thé si le coeur vous en dit. Là où il faudrait le courage du débat, les risques de la discussion, pédagogique, fine, patiente, pour, enfin, permettre à tous ceux qui le souhaitent de mourir dans la dignité, la leur et celle de leurs proches, on préfère la lâcheté du tabou. Des deux extrémités de la vie, la mort reste celle qu’il ne faudrait pas apprivoiser ? Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, mais simplement d’apprivoiser ce moment, cette fin, de la civiliser en quelque sorte.

Egalité

Et puis de rétablir une égalité qui fait gravement défaut, vous ne trouvez pas ? D’abord dans l’accès aux soins palliatifs. Je ne sais pas quelle est la part de hasard qui permit à mon père d’être admis dans un service adapté, mais j’imagine qu’elle existe cette part. Et puis dans le soutien à l’entourage, dans l’aide apportée pour réfléchir, penser et se défaire de ce sentiment de culpabilité que la société renvoie encore dans pareil cas. C’est qu’il me semble que nous ne sommes pas égaux face à l’appareil médical. Je veux dire le système de santé. Pendant ces semaines délicates, je me suis rendu compte que la technique médicale m’impressionne et est généralement absconse pour moi mais pas l’institution. Je crois bien que s’il avait fallu, j’aurais trouvé à quel niveau intervenir, qui solliciter en cas de dysfonctionnement. Et comment. Et je crois que d’autres gens, tétanisés par la douleur et impressionnés par une institution immense n’auraient pas su et auraient dû, en plus du deuil, gérer la désagréable impression d’avoir dû se laisser faire. Oui, ce sont des impressions. Je ne remets en cause le travail de personne. Mais dans ces moments là, les impressions ça compte énormément.

D’autant plus que nous ne sommes pas égaux non plus devant la mort. Devant l’appréhension de la mort. Bien sûr qu’elle nous dépasse totalement. Il faut être un sacré fanfaron pour prétendre le contraire. Mais avoir lu, entendu, des choses sur le sujet, avoir parlé de la mort d’un proche, s’y préparer en quelque sorte, ce qui ne veut pas dire l’attendre, aide à passer ce cap et ces épreuves. Oh, ça ne retire pas la douleur, mais ça aide, simplement.

Dans le doute

Vous ne croyez pas ? Quelles épreuves ? Celles qui consistent à dire que le temps n’est plus l’important. Celle qui consiste à trouver la force colossale nécessaire pour décider pour l’Autre. Pas n’importe quelle décision et pas n’importe quel Autre. En l’espèce, il s’agissait juste de transmettre ce que mon père nous avait dit il y a des années. Il s’agissait juste de transmettre. Et ce fut déjà terrible. Comment dire en peu de mots que ce qui compte, à ce moment de sa vie, c’est qu’il ne souffre pas, parce que la douleur est avilissante, qu’il ne s’angoisse pas, parce que l’angoisse est humiliante ? Non, je n’ai pas trouvé de recette miracle. Nous sommes tous des artisans en la matière. Ma résolution fut prise une fois passée l’après-midi avec mon père aux urgences de l’hôpital à attendre qu’il puisse être pris en charge. Nous étions là, plusieurs de mes frères et ma mère, aux côtés de ce père malade. Il avait peur, ne semblait pas comprendre ce qui se passait. Il n’avait d’autres moyens d’expression qu’un faible gémissement et sa posture, légèrement et inlassablement redressé dans son lit, lui qui était allongé, presque inerte depuis des jours. Comment savoir s’il reconnaissait nos voix, si le fait de tenir sa main le rassurait ? Comment savoir si à ce moment précis où il semblait en avoir tant besoin, j’étais capable de luis donner ce qu’il m’avait donné au long de l’enfance, l’assurance et la protection de l’adulte. Impossible, alors on fait sans savoir. Oui, c’est ça, dans le doute. Comme au cours des jours qui ont suivi. Dans le doute, je me suis vu, enfin entendu, lui parler à voix haute quand j’ai été le voir dans sa chambre toute blanche où l’hôpital l’avait installé. Dans le doute, j’ai longtemps gardé sa main dans la mienne. Dans le doute, à la fin de chaque visite, je l’ai embrassé sur le front. Dans le doute. Et à chaque fois, j’appréhendais d’entrer dans cette chambre. Je vous assure. A chaque fois, l’angoisse m’étreignait. Qu’allais-je y trouver ? Mon père ou son cadavre ? Quelle horreur, ce mot. Je fus même presque affolé. Et s’il était mort la minute avant mon arrivée ? Et s’il mourait là, sous mes yeux, pendant que je suis avec lui, est-ce que je trouverais ce que je devrais faire ? En fait je ne voulais pas assister à ce moment de sa vie, le dernier, parce que je me savais à l’avance impuissant et que cette impuissance là est insupportable, invivable.

La chambre toute blanche.

Au début de ces deux semaines d’hôpital, je me suis dit que j’allais lui parler car il connaissait ma voix. Enfant, j’étais rassuré de m’endormir au son de voix familières. Assez rapidement, je me suis demandé ce que j’allais lui dire. Vous auriez fait comment, vous ? Pas si simple de parler à quelqu’un qui ne répond pas. Pire, qui ne réagit pas. Même en tête à tête, j’avais une curieuse impression. M’est alors venu en tête un classique : tout ce que je n’avais pas eu le temps de lui dire et qui me semblait important. Genre, utilisons efficacement les derniers instants ! J’ai très vite abandonné cette idée, tant ça m’a paru dérisoire et inconvenant. J’ai considéré que ce que nous ne nous étions pas dit me regardait maintenant et que je devais me débrouiller avec. Et je me suis dit que le corolaire de la dignité revendiquée pour lui dans le traitement médical qu’il recevait, était la manière dont je l’accompagnais pendant ce temps si particulier. C’est peut-être ça la préparation dont je parlais tout à l’heure, voyez vous, peut-être… Alors je lui ai donc raconté mes journées, donné des nouvelles d’untel ou d’unetelle, décrit ce qui se passait sous la fenêtre de sa chambre toute blanche. Ce faisant, j’ai combattu ma douleur en exacerbant un certain pragmatisme. Oui, c’est exactement ça. J’ai comme souligné le quotidien pour estomper le vertige de la mort de mon père. Ca vaut ce que ça vaut. Mais ça m’a joué un drôle de tour, si je puis dire. Car mon état d’esprit m’a rendu insupportable encore cette manière qu’on a parfois, de composer face à l’inacceptable évidence. J’ai toujours trouvé curieux de dire de quelqu’un au seuil du trépas qu’il « allait un peu mieux aujourd’hui ». Je me souviens d’un soir, chez ma mère. C’était un jour où je n’avais pas pu aller à l’hôpital. Ceux qui y étaient allés semblaient avoir le coeur un peu allégé en disant qu’il semblait mieux cette fois, réagissant davantage aux paroles et aux gestes. J’ai du me retenir pour ne pas hurler et tout plaquer tant ces paroles me semblaient absurdes et chimériques. A quoi bon nier l’évidence ? Ce n’est que plus tard que j’ai compris que c’était une manière, pas la mienne voilà tout, de l’accepter, cette fameuse évidence, d’accepter l’inacceptable, de s’y contraindre progressivement parce qu’il faut bien… Un de ces secrets d’humains pour survivre.

Parce que « après » la vie se poursuit. Pas comme « avant », c’est tout. Et c’est énorme.

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