Mots-clé : citoyenneté

« Prendre part à la grande conversation publique qui façonne nos devenirs »

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(Photo : T. Doussau)

Voici les quelques mots que j’ai prononcés samedi 5 novembre, pour l’ouverture de l’Assemblée générale de Rainbow Rose, salle Marie-Therese Eyquem, au siège du PS à Paris.

ImpressionBonjour et bienvenus à Paris, au siège du Parti socialiste. Après notre réunion à Marseille en 2013, et nos assemblées générales à Bruxelles, Madrid, Berlin, voici Rainbow Rose revenu dans cette ville et en ces lieux.  La dernière réunion parisienne de Rainbow Rose à eu lieu en 2006. Nous préparions alors une élection présidentielle en France que nous n’avons pas gagné. Ça n’était que partie remise.

Merci d’avoir accepté notre invitation.
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Les militant-e-s, athlètes de la liberté

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ImpressionUne marche des fiertés lesbiennes, gays, bi et trans, comme celle d’hier, à Paris, nous permet de dire notre fierté de nous tenir debout, notre fierté de revendiquer de vivre sans persécution, fierté d’être solidaires, fierté de faire avancer la société toute entière vers une meilleure humanité, fierté de contribuer à ce que chacun-e comprenne que si nous devons tou-te-s être absolument égaux en droit, nous sommes, chacun-e, irrémédiablement singuliers.
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Un cri qu’on pousse à la folie

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Critique, pour la Fondation Jean Jaurès, du livre de Margaux Gilquin, Le dernier salaire, paru chez XO Document (avril 2016, 241 pages).

Picto FJJ« Je ne suis qu’un cri », chantait Jean Ferrat. « Moi si j’ai rompu le silence / C’est pour éviter l’asphyxie / Oui je suis un cri de défense / Un cri qu’on pousse à la folie ». Quelques vers de Guy Thomas – chantés par Ferrat, donc, dans les années 2000 – que Margaux Gilquin ne renierait peut-être pas. Le dernier salaire est un cri, en effet. Le cri d’une courbe – celle du chômage –, d’un graphique – celui de la répartition des richesses –, et d’une pyramide – celle des âges. Le cri d’une époque et d’une foule que l’on n’entend visiblement pas. Le cri d’une époque qui veut vivre et que l’on force à végéter. Le cri d’une foule, capable de tant et si bien, et que l’on décrète apte à rien.

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Je suis catégorique : j’ai 50 ans !

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Enfant, quand je comptais les années sur mes doigts, je classais l’humanité en trois catégories. Il y avait les enfants, comme moi, qui allaient à l’école, jouaient le jeudi puis le mercredi, faisaient des bêtises à la récréation. Quelques uns étaient très bons à l’école, avaient l’air de travailler beaucoup et de plaire aux professeurs, mais peu importe, ils étaient des nôtres. Continuer la lecture

Le SAC, Fernandel et Police Python 357 !

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Critique de Cher pays de notre enfance, d’Etienne Davodeau et Benoît Collombat, Futuropolis, 224 pages, 24 € (sélection pour le Prix BD Landerneau 2015, sélection pour le Prix des libraires de bande dessinée 2016, sélection pour le prix BD FNAC 2016) paru dans Esprit critique, la newsletter culturelle et littéraire de la Fondation Jean Jaurès le 12 novembre dernier. Vous pouvez l’acheter sur Paris Librairies. Le livre et ma critique évoquent, avant les attentats du 13 novembre, une autre violence, une autre époque, un autre désordre de la pensée. Autant de choses qui doivent nous faire réfléchir, hier, aujourd’hui, demain.

Picto FJJAux âmes sensibles qui considèrent que la chemise en lambeaux du DRH d’Air France est l’archétype de la violence politique en France, je déconseille formellement la lecture de la dernière – et magistrale – production d’Etienne Davodeau et Benoît Collombat qui raconte les bas-fonds de la Ve République gaulliste pompidolienne et giscardienne. Cela aurait pu s’appeler Les mains moitesLes mains sales étant déjà prises – ou Douce France… Le titre choisi finalement est Cher pays de notre enfance.

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