Mots-clé : vivre ensemble

Thierry Demaizière et l’interminable rut

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Tribune parue le 7 septembre sur le HuffingtonPost à propos de l’interview du rugbyman Gareth Thomas (photo).

huffingtonpostMÉDIAS – Cher Thierry Demaizière. Vous avez donc interviewé Gareth Thomas. Bien. A propos de son livre, Fier paru aux éditions Michel Lafon. Bien. Là où tout se gâte, c’est quand vous lui demandez « Comment vous vous débrouilliez avec vos pulsions homosexuelles et ce rapport très intime que vous aviez avec vos joueurs ? ». Là où rien ne s’arrange, c’est quand, pour vous excuser, vous déclarez que « si c’était à refaire, j’emploierais le mot désir ».

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18 000 jours et une phrase

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PictoOKSi l’on considère que j’ai vécu 13 jours en 1965, 365 jours en 1966 et 67, 366 jours en 1968, loin de toute agitation, 365 jours en 1969, beaucoup trop jeune pour m’imaginer tête-bêche mais suffisamment pour entrer à l’école maternelle, 365 jours en 1970, 71…

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Maurice Boscavert…

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PictoOKLa première fois que je l’ai rencontré, nous avons discuté un moment sur un trottoir de Taverny, en sortant d’une réunion. J’avais 23 ans. Il m’avait alors raconté, avec force détails mais des yeux malicieux, qu’il avait fait ses études à la Villa Médicis à Rome. Et comme j’étais crédule, que j’ignorais pratiquement tout de lui et de la dite « Villa », je l’avais cru. Un ami, qui l’est d’ailleurs toujours, le connaissait mieux que moi et assistait à cette conversation. Il savourait et s’était retenu de pouffer. Mais comme c’était déjà un ami, à peine passé le coin de la rue, il m’avait remis les pieds sur terre et nous avions éclaté de rire. Pourtant, il n’avait pas été avare de précisions, le bougre. C’est ainsi que je l’ai connu, dans un éclat de rire. Continuer la lecture

Liberté de conscience…

Il n’est pas sot, cet éditorial du Monde, De la nullité du débat politique en été. Mais une question demeure, après une année débordante de fantasmes, de clichés, de caricatures, de propos aussi violents qu’injustifiés : la nullité est-elle saisonnière ? Le pompon, enfin le plus récent en attendant le suivant, est l’ouverture d’une antenne italienne de la manif rose bonbon pour combattre un projet de loi visant à réprimer l’homophobie dans la péninsule alors que les mêmes expliquaient, en France, qu’ils n’étaient pas homophobes. Quand on a le coup de menton harmonieux et la garde-robe adéquate, on peut raconter n’importe quoi sur des chaines d’info si affamées de pugilats et si réfractaires au débat. Continuer la lecture

Le prix a payer ?

« Pour l’égalité maintenant, contre les discriminations tout le temps ». Lisons donc en entier le mot d’ordre derrière lequel nous allons marcher aujourd’hui, dimanche 27 janvier.

C’est que ca fait maintenant 5 mois. 5 mois que nos vies, nos personnes, nos couples et nos familles sont décortiqués en long, en large, en travers, vus de dessus, vus de dessous. 5 mois qu’elles sont livrées en pâture a un gang de réactionnaires s’érigeant en médecins légistes des âmes, des amours et des familles. 5 mois que ces derniers racontent n’importe quoi sur les homosexuels, les lesbiennes, les bi et les trans. 5 mois qu’ils élucubrent a propos des familles. 5 mois qu’ils divaguent sur les conséquences du projet de loi. 5 mois que, du coup, chacun se sent autorisé à livrer son avis, son fantasme, son angoisse, au choix ou les trois a la fois, en fouillant nos intimités au mépris de la plus élémentaire pudeur. Continuer la lecture